Lien entre carence en fer et troubles du sommeil chez les enfants atteints de TDAH et d’autisme

Date:

Partager sur

Une nouvelle étude lie la carence en fer aux troubles du sommeil chez les enfants atteints de TDAH et d’autisme : exploration du rôle critique du fer dans la régulation du sommeil.

Une récente étude publiée dans Nutrients examine la relation entre la carence en fer et les troubles liés au sommeil.

Le fer est un oligo-élément présent dans les neurones, les astrocytes, les oligodendrocytes et les microglies. Il est également un composant essentiel à la fois pour la synthèse des neurotransmetteurs qui régulent le cycle veille/sommeil, et pour la voie de synthèse de la dopamine.

Ces observations indiquent que la carence en fer pourrait influencer de manière significative les schémas de sommeil et d’éveil ; cependant, les niveaux de fer sont rarement pris en compte dans la prise en charge clinique des troubles veille/sommeil.

Les causes les plus fréquentes des troubles veille/sommeil sont l’hyper-éveil, le syndrome des jambes sans repos (SJSR), l’hyperactivité motrice, le trouble du sommeil agité (TSA) et les mouvements périodiques des membres pendant le sommeil (MPLS).

Une étude prospective a été menée entre 2021 et 2023 grâce à des évaluations cliniques et des formulaires d’admission structurés. Par la suite, une analyse rétrospective a été réalisée.

Les données sur le statut en fer le plus récent, les antécédents de carence en fer des parents, ainsi que les facteurs covariables, y compris les comorbidités, les caractéristiques démographiques et les médicaments, ont été enregistrées. Les patients présentant des comorbidités hématologiques ont été exclus. L’âge moyen des patients était d’environ 11 ans.

Des résultats significatifs ont été obtenus concernant l’association entre les antécédents familiaux de carence en fer et les troubles du sommeil chez les enfants et les adolescents ayant des comportements agités.

Les forces et les limites de cette étude ont été identifiées, mettant en avant la nécessité d’intégrer des analyses sanguines approfondies et des antécédents familiaux pour détecter la carence en fer chez les enfants et les adolescents présentant des comportements agités.

Pour plus d’informations sur cette étude, vous pouvez consulter l’article original dans Nutrients (16)(18) 3064, disponible sur https://www.mdpi.com/2072-6643/16/18/3064.

Source : Iron deficiency linked to restless sleep in ADHD and autism

Articles relatifs

Les professionnels de la santé et du sport sont-ils concernés par la facturation électronique 2026 ?

Dans le monde de la santé, du bien-être et du sport, la gestion administrative est rarement une vocation....

Pourquoi 90 % des innovations HealthTech meurent dans le « workflow » clinique (et non dans la R&D)

Chaque année, des milliards d'euros sont investis dans des startups de la santé promettant de transformer la médecine...

Et si votre sueur devenait votre meilleur coach santé ? La révolution des bagues biochimiques

Jusqu’à présent, l’industrie des wearables s’est contentée d’écouter le « bruit du moteur » de notre corps :...

Pilates reformer pour maigrir : brûle-t-on vraiment des calories sur machine ?

Dans la quête de la perte de poids et du remodelage de la silhouette, le choix de l'activité...