Enfance difficile: impact sur la santé adulte

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Les résultats de cette étude peuvent aider à orienter les interventions précises pour gérer le stress et renforcer la résilience.

Une étude récente publiée dans Brain, Behavior, and Immunity évalue les effets hétérogènes des expériences d’adversité pendant l’enfance sur les biomarqueurs de maladies et les conditions de santé à l’âge adulte.

Les expériences d’adversité pendant l’enfance, collectivement appelées expériences d’adversité (ACE), peuvent inclure, entre autres, la négligence émotionnelle, les abus physiques et le témoignage de violences domestiques. Ces différents stress peuvent avoir des effets uniques sur la santé et la physiologie. Par exemple, les abus sont plus prédictifs de l’inflammation plus tard dans la vie par rapport à la négligence pendant l’enfance.

Le modèle de stress cumulatif suggère que les ACE ont un effet additif sur la santé et le développement global. Ce modèle suppose que les différentes ACE ont des conséquences similaires pour la santé et le développement humain.

En revanche, la théorie des dimensions de l’adversité suggère une hétérogénéité des stress spécifiques tout en tenant compte d’un large éventail de dimensions telles que la rudesse environnementale, la menace, la privation et l’imprévisibilité.

Cette étude vise à identifier les regroupements d’individus en fonction de leur exposition à divers ACE, à évaluer si ces regroupements reflètent la théorie des dimensions de l’adversité ou le modèle de stress cumulatif, et à explorer l’hétérogénéité des regroupements en fonction du sexe et des stress spécifiques. Vingt principales conditions de santé et vingt-cinq biomarqueurs de maladies et de stress ont été pris en compte.

Les analyses de classes latentes ont permis d’identifier des classes d’hommes à faible et à fort stress, ainsi que des classes de femmes à faible, modéré et fort stress. Ces classes étaient cohérentes à travers les vagues MIDUS.

Les hommes à haut stress présentaient des niveaux sériques plus élevés de biomarqueurs inflammatoires et une moins bonne santé métabolique par rapport aux hommes à faible stress. Les femmes à haut stress présentaient également des niveaux plus élevés de certains biomarqueurs et des problèmes de santé plus importants par rapport aux femmes à faible stress.

En conclusion, cette étude souligne l’importance de dépister les stress précoces dans la vie qui pourraient aider à réduire le risque de maladies à l’âge adulte.

Source : Childhood adversity linked to elevated health risks, differing by sex and stress

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