Symptômes et signes du trouble de la personnalité antisociale

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Les individus atteints de trouble de la personnalité antisociale sont connus pour leur manipulation et leur capacité à tromper les autres. Ils peuvent être hautement intelligents, drôles et charmants, et ont souvent recours aux compliments pour manipuler les émotions des autres. Ces individus peuvent également se montrer arrogants et avoir une confiance en eux exagérée. Ils sont indifférents à la sécurité des autres, mais aussi à leur propre sécurité. En plus de mentir, les personnes atteintes de ce trouble ont tendance à voler et à provoquer des conflits. Ils peuvent même éprouver du plaisir en voyant d’autres personnes souffrir. Ces individus peuvent également être sujets à des problèmes de toxicomanie.

Il est plus fréquent de diagnostiquer un trouble de la personnalité antisociale chez les hommes que chez les femmes, bien que les raisons de cette disparité ne soient pas encore clairement établies. Selon deux études, environ 4,5 à 6,8 % des hommes souffrent de ce trouble, tandis que 0,8 % des femmes en sont atteintes. Des études menées en Europe ont révélé des estimations plus basses, allant de 1 à 1,3 % chez les hommes et jusqu’à 0,2 % chez les femmes.

Les symptômes du trouble de la personnalité antisociale peuvent s’atténuer avec l’âge, en particulier vers la quarantaine. Cependant, cela ne signifie pas que la maladie disparaît, mais plutôt qu’elle peut prendre une forme différente chez les personnes âgées. Les individus atteints de ce trouble peuvent également apprendre à dissimuler leurs symptômes plus efficacement à mesure qu’ils vieillissent. Ils peuvent également connaître une détérioration de leur santé mentale, émotionnelle ou physique en raison de l’énergie dépensée au cours de leur vie pour s’opposer aux normes sociales et s’engager dans des comportements autodestructeurs.

Le trouble de la personnalité antisociale est plus fréquemment diagnostiqué chez les personnes en prison. Une étude estime que près de la moitié des hommes (47 %) et une femme sur cinq (21 %) dans la population carcérale mondiale souffrent de ce trouble.

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