La valeur d’être simplement, sans distractions

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Il y a quelques années, j’ai fait un retour à Manhattan après une longue absence. J’ai toujours aimé visiter Manhattan et y travailler de temps en temps depuis les années 1980. Mes visites allaient d’une fois tous les quelques mois à une fois toutes les quelques années. Mais lors de ce voyage en particulier, j’ai remarqué à quel point la ville avait changé. Les interactions sociales bruyantes avaient été remplacées par des gens absorbés par leur téléphone et leurs écouteurs, presque inconscients de l’animation de la métropole qui les entourait. Il me semblait que personne n’était simplement « présent ».

Récemment, j’ai rencontré un collègue pour discuter d’un projet bénévole. J’avais noté l’heure exacte dans mon agenda, mais dans ma tête, notre rendez-vous avait une demi-heure d’avance. J’étais « à l’heure » dans ma tête, mais j’ai réalisé rapidement que j’étais en avance de 30 minutes sur le planning. Alors, j’ai pris mon thé et j’ai simplement « été » en attendant mon collègue.

Certaines personnes ont redécouvert cet espace calme pendant les confinements liés au COVID-19. Les personnes atteintes de maladies chroniques ont peut-être été forcées de le faire alors que le monde continuait sans nous. Si nous l’utilisons de manière appropriée, ce temps improductif peut être l’un des moments les plus rajeunissants et productifs, si nous réapprenons à l’utiliser.

Il fut un temps où les gens s’asseyaient ou se tenaient debout à New York en attendant leur bus ou leur train, sans écouter de podcasts, sans mettre à jour leurs réseaux sociaux ou sans faire de réservations pour le dîner. Ils laissaient simplement leur esprit vagabonder et s’interroger sur les bizarreries de la ville qui les entourait.

Le calme et le silence peuvent parfois être effrayants, surtout pour ceux qui sont au début de leur diagnostic ou qui s’adaptent à un rythme de vie plus lent à cause de la sclérose en plaques. Mais si nous nous familiarisons avec ces états d’être, nous pourrions être récompensés.

Il est important de profiter de ces moments pour simplement écouter les oiseaux et les pensées de notre âme. Il est naturel de vouloir combler ces moments calmes avec du « bruit » pour éviter de faire face aux adversités que la SEP nous inflige. Mais si nous ne nous accordons pas de temps pour nous déconnecter de toutes ces distractions, nous risquons de ne pas entendre les pensées étouffées par le bruit.

De nouvelles idées et de nouveaux potentiels peuvent surgir dans le calme. Si nous ne permettons pas ces moments de calme, nous perdons plus que du temps, nous gaspillons notre potentiel. Le calme peut être effrayant pour certains, mais si nous nous y habituons, nous pourrions être récompensés.

Je souhaite à vous et à votre famille une excellente santé.

Cordialement,

Trévis

(Note: La dernière partie du texte est une publicité pour le livre de l’auteur et ses comptes sur les réseaux sociaux.)

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