Même une consommation d’alcool modeste est liée au déclin cognitif

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Une étude menée par l’Université d’Oxford révèle que même de petites quantités d’alcool sont liées à des risques pour le cerveau. L’équipe de chercheurs a analysé les scintigraphies cérébrales et les données autodéclarées sur la consommation d’alcool d’un sous-ensemble de 20 000 personnes issues de la biobanque britannique. Cette biobanque est une vaste collection d’informations sur la santé de 500 000 adultes âgés de 40 à 69 ans, collectées entre 2006 et 2010. Cependant, les chercheurs notent que les données de la biobanque sont davantage représentatives de la classe moyenne, blanche et bien instruite, ce qui peut biaiser les résultats en excluant certaines populations.

Les participants à l’étude avaient une consommation moyenne d’environ 18 unités d’alcool par semaine, soit l’équivalent de six verres de vin ou sept bières. Les chercheurs ont constaté que même ceux qui buvaient seulement sept unités d’alcool par semaine, soit environ deux à trois verres de vin, présentaient des niveaux de fer plus élevés dans le cerveau. Selon les auteurs de l’étude, cela pourrait les exposer à un risque de futurs déficits cognitifs.

Selon les Centers for Disease Control and Prevention, environ les deux tiers des adultes américains ont déclaré avoir bu de l’alcool au cours des 12 mois précédents, avec environ la moitié déclarant une consommation légère et 15% une consommation modérée. Les chercheurs ont également constaté que le type d’alcool consommé n’avait pas d’importance, c’était la quantité qui comptait.

Les déficits cognitifs inclus dans l’étude concernent à la fois les fonctions exécutives, telles que la résolution de problèmes, et l’intelligence fluide, telle que la résolution d’énigmes. Les personnes ayant des niveaux plus élevés de fer dans le cerveau étaient plus lentes dans ces deux catégories.

Cependant, les chercheurs soulignent que les résultats sont cumulatifs et que réduire la consommation d’alcool pourrait diminuer l’accumulation de fer dans le cerveau. Les participants à l’étude qui buvaient seulement sept unités d’alcool par semaine avaient moins de fer dans le cerveau que ceux qui buvaient davantage.

Cette étude est la première à examiner la consommation modérée d’alcool et son lien avec le déclin cognitif. Des recherches antérieures avaient suggéré que boire quelques verres par semaine pouvait avoir des effets positifs sur la santé, mais cette nouvelle étude remet en question cette idée.

Les résultats de cette étude suggèrent que des niveaux élevés de fer pourraient être responsables de lésions cérébrales entraînant des problèmes de mémoire. Des recherches futures pourraient permettre de confirmer cette hypothèse et aider les professionnels de la santé à proposer des interventions pour préserver la santé cognitive. En conclusion, même de petites quantités d’alcool peuvent avoir des effets néfastes sur le cerveau, et il est important de prendre en compte ces risques pour la santé lors de la consommation d’alcool.

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