L’importance d’un diagnostic et d’un traitement rapides

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La sclérose en plaques (SEP) peut affecter la vessie de deux manières principales, selon le Dr Hoang Roberts. Premièrement, elle peut provoquer une sensation fréquente d’envie d’uriner, voire une incontinence urinaire, ce qui peut entraîner le port de sous-vêtements, de serviettes ou de couches mouillés tout au long de la journée et augmenter le risque d’infection. Deuxièmement, la SEP peut également entraîner une incapacité à uriner ou une rétention urinaire, laissant ainsi un peu d’urine dans la vessie, ce qui peut favoriser la multiplication des bactéries et entraîner des infections urinaires.

Les infections urinaires chez les personnes atteintes de SEP peuvent avoir des conséquences graves, comme l’aggravation des symptômes de la maladie, un risque accru d’hospitalisation et même un risque de décès. En effet, si une infection urinaire n’est pas traitée et que l’urine remonte dans les reins, cela peut entraîner une infection rénale. Parfois, l’infection peut même se propager dans la circulation sanguine et provoquer un état septique.

Le diagnostic d’une infection urinaire chez une personne atteinte de SEP peut être rapide et facile grâce à un test d’urine qui permet de détecter la présence de bactéries. Le traitement standard pour les infections urinaires est l’utilisation d’antibiotiques. Cependant, chez les personnes atteintes de SEP, le traitement peut être plus complexe. En cas de bactériurie asymptomatique, c’est-à-dire la présence de bactéries dans l’urine sans aucun symptôme, les médecins hésitent à prescrire des antibiotiques en raison du risque accru de résistance aux antibiotiques.

Cependant, si vous souffrez d’infections urinaires symptomatiques en raison d’une vidange incomplète de la vessie, des procédures comme le cathétérisme ou la dérivation urinaire peuvent être recommandées. Une étude a montré que les personnes atteintes de SEP qui ont subi une dérivation urinaire non continentale ont connu une amélioration significative des infections urinaires symptomatiques et de leur qualité de vie. Cependant, cette intervention chirurgicale majeure n’est envisagée qu’en dernier recours, et d’autres méthodes telles que le cathétérisme intermittent sont préférées.

Pour prévenir les infections urinaires, il est recommandé de boire beaucoup d’eau pour rincer les voies urinaires, d’uriner dès que l’envie se fait sentir, de vider la vessie après un rapport sexuel, de s’essuyer d’avant en arrière (pour les femmes), de privilégier les douches plutôt que les bains, et de porter des sous-vêtements en coton amples et respirants.

En plus de ces conseils, il existe d’autres solutions qui peuvent être essayées, comme la consommation de canneberge qui contient des ingrédients réduisant le risque d’infections urinaires, ou la prise de D-mannose, un supplément qui a montré son efficacité dans la réduction du nombre d’infections urinaires chez les personnes atteintes de SEP.

En conclusion, la prévention est le meilleur traitement lorsqu’il s’agit des infections urinaires chez les personnes atteintes de SEP. Il est important de consulter un médecin pour obtenir un diagnostic précis et un traitement adapté en cas d’infection urinaire.

Les contenus de Tremplin Santé sont à visée informative et ne remplacent pas l'avis d'un médecin ou d'un kinésithérapeute.
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Matthieu Gallet est un médecin diplômé de l'Université Paris Cité (ex-Paris Descartes), dont le parcours se distingue par une solide double expertise en sciences fondamentales et en pratique clinique. Formation Académique Avant d'embrasser la carrière de médecin, Matthieu a validé un cursus en Biologie Moléculaire et Cellulaire à l'Université Sorbonne Paris Nord. Cette formation initiale lui a conféré une rigueur scientifique et une capacité d'analyse qui nourrissent aujourd'hui sa pratique médicale. Il a ensuite poursuivi son internat au sein de la Faculté de Médecine de Paris, où il a brillamment obtenu son diplôme. Expérience Hospitalière et Clinique Au cours de son cursus, Matthieu a forgé son expérience de terrain au sein des Hôpitaux de Paris (AP-HP), occupant des postes d'externe puis d'interne dans des services de pointe : Hôpital Européen Georges-Pompidou : Immersion en cardiologie clinique et prise en charge des urgences cardiovasculaires. Hôpital de la Pitié-Salpêtrière : Stage de spécialisation en rythmologie et recherche translationnelle. Hôpital Necker-Enfants Malades : Stage pratique axé sur les pathologies congénitales, renforçant son approche humaniste du soin. Recherche et Engagement Passionné par l'innovation, Matthieu collabore activement à des projets de recherche en cardiologie, avec une ambition marquée pour la modernisation des protocoles de soin. Parallèlement à ses responsabilités hospitalières, il s'investit dans la vie associative et consacre du temps au bénévolat, offrant des soins de proximité aux populations précaires.

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