Qu’est-ce que le trouble de l’intérêt sexuel féminin et de l’excitation ? Symptômes, causes, diagnostic, traitement et prévention

Date:

Partager sur

Le FSIAD, ou trouble du désir sexuel hypoactif chez la femme, peut être traité en fonction des symptômes spécifiques de chaque personne. Plusieurs problèmes peuvent être à l’origine de cette dysfonction sexuelle.

Il existe plusieurs médicaments qui peuvent aider à traiter le FSIAD :

– La flibansérine (Addyi) est un médicament approuvé par la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis pour les femmes non ménopausées. Il agit en se liant à certains récepteurs du cerveau qui dépendent de niveaux adéquats de dopamine, norépinéphrine et sérotonine pour faciliter le désir sexuel. Ce médicament est pris par voie orale tous les jours au coucher. Il peut augmenter les risques d’hypotension ou de syncope, il est donc important d’être étroitement surveillé par son médecin.

– Le brémélanotide (Vyleesi) agit sur les récepteurs de la mélanocortine pour stimuler le désir sexuel. Il est utilisé uniquement par les femmes non ménopausées. Ce médicament est administré par injection auto-administrée et doit être pris 45 minutes avant toute activité sexuelle.

– La thérapie œstrogénique consiste en l’utilisation d’une crème ou d’un anneau vaginal contenant de l’œstrogène. Cette thérapie augmente le flux sanguin vaginal et améliore la lubrification vaginale. Il est important de noter que l’hormonothérapie présente des risques, en particulier pour les femmes présentant des facteurs de risque tels que les maladies cardiaques et le cancer. Les risques varient en fonction de l’âge et du type d’hormone utilisé.

– La thérapie androgénique ou de remplacement de la testostérone peut être envisagée chez les femmes ménopausées pour une utilisation à court terme. Certaines recherches suggèrent une amélioration des préoccupations sexuelles chez les femmes recevant de la testostérone, mais cette thérapie n’est pas approuvée par la FDA pour les femmes. Il est important de noter que la testostérone ne doit être utilisée que chez les femmes pour lesquelles aucune autre cause de faible désir sexuel n’a été identifiée.

En plus de ces traitements médicamenteux, des thérapies alternatives et complémentaires peuvent également être envisagées :

– Les thérapies dispensées par un sexologue, un conseiller ou un psychothérapeute peuvent être utiles en complément ou en remplacement des interventions médicales. Ces thérapies peuvent inclure une éducation sur l’anatomie et la fonction sexuelles, ainsi que des exercices tels que des horaires programmés pour l’intimité entre partenaires ou la masturbation. Des méthodes telles que la thérapie cognitivo-comportementale ou la thérapie cognitive basée sur la pleine conscience peuvent améliorer l’excitation, le désir et l’orgasme.

Il est important de noter que certains traitements nécessitent une surveillance médicale étroite et que l’utilisation de formulations ou de suppléments non réglementés peut être dangereuse. Il est donc essentiel de suivre les recommandations d’un professionnel de santé qualifié.

Articles relatifs

Le piège financier de la médecine préventive : pourquoi le Pay-for-Performance peine à détrôner le soin curatif

"Mieux vaut prévenir que guérir." Cet adage populaire, répété à l'envi par les ministres de la Santé, les...

L’illusion de l’interopérabilité médicale : quand la donnée de santé devient une arme de captivité commerciale

Depuis plus de deux décennies, les décideurs politiques, les directeurs d'hôpitaux et les acteurs du secteur de la...

Les professionnels de la santé et du sport sont-ils concernés par la facturation électronique 2026 ?

Dans le monde de la santé, du bien-être et du sport, la gestion administrative est rarement une vocation....

Pourquoi 90 % des innovations HealthTech meurent dans le « workflow » clinique (et non dans la R&D)

Chaque année, des milliards d'euros sont investis dans des startups de la santé promettant de transformer la médecine...