Qu’est-ce que la maladie de Parkinson ? Symptômes, causes, diagnostic, traitement et prévention

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La maladie de Parkinson est principalement idiopathique, ce qui signifie que la cause n’est pas clairement établie. Cependant, il est généralement admis que les personnes atteintes de cette maladie peuvent avoir une prédisposition génétique, et que des facteurs environnementaux inconnus finissent par déclencher la maladie.

Les symptômes de la maladie de Parkinson sont principalement dus à la perte de neurones dans une région spécifique du cerveau appelée substance noire. Normalement, les neurones de cette région produisent un neurotransmetteur appelé dopamine, qui permet la communication avec une autre région du cerveau appelée corps striatum. Cette communication est essentielle pour un mouvement fluide et coordonné. Lorsque les neurones de la substance noire meurent, la perte de communication entraîne les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson.

La cause exacte de cette mort cellulaire n’est pas connue, mais de nombreux chercheurs pensent que les cellules sont tuées par des protéines agglomérées appelées corps de Lewy. Ces corps de Lewy sont des amas de la protéine alpha-synucléine, et ils sont considérés comme toxiques pour les neurones. Les neurones ne parviennent pas à décomposer ces amas de protéines, ce qui entraîne leur mort.

D’autres théories sur les causes de la mort des cellules cérébrales dans la maladie de Parkinson incluent les dommages causés par les radicaux libres, l’inflammation ou les toxines. Cependant, ces théories ne sont pas encore clairement établies.

Il existe plusieurs facteurs de risque connus pour la maladie de Parkinson. La génétique joue un rôle, car les personnes ayant un parent au premier degré atteint de la maladie de Parkinson ont un risque accru de la développer. Les facteurs génétiques sont plus fréquemment observés dans les cas précoces de la maladie.

L’âge est également un facteur de risque, car l’incidence de la maladie de Parkinson augmente avec l’âge. Environ 4% des personnes développent une forme précoce de la maladie, qui commence avant l’âge de 50 ans.

Le genre est également un facteur de risque, car la maladie de Parkinson touche environ 50% plus d’hommes que de femmes, bien que les raisons de cette disparité ne soient pas claires.

L’exposition à certains pesticides et produits chimiques est également liée à un risque accru de développer la maladie de Parkinson. Les pesticides organochlorés, comme le DDT, la dieldrine et le chlordane, ainsi que la roténone et la perméthrine, ont été identifiés comme problématiques.

Les personnes exposées à des fongicides tels que le maneb ou à des herbicides tels que l’acide 2,4-dichlorophénoxyacétique (2,4-D), le paraquat ou l’agent Orange présentent également un risque accru de développer la maladie de Parkinson. En fait, le Département américain des Anciens Combattants considère la maladie de Parkinson comme une maladie potentiellement liée au service militaire si la personne a été exposée à de grandes quantités d’agent Orange.

Les traumatismes crâniens récurrents, en particulier les traumatismes crâniens répétitifs, peuvent également contribuer au développement de la maladie de Parkinson chez certaines personnes.

En ce qui concerne les habitudes de vie, il semble y avoir une association entre la consommation modérée de café et de tabac et un risque réduit de maladie de Parkinson. Cependant, les raisons de cette association ne sont pas encore clairement établies. Il est important de noter que le tabagisme présente d’autres risques pour la santé, tels que le cancer du poumon et les maladies cardiovasculaires.

En conclusion, la maladie de Parkinson est principalement idiopathique, mais la prédisposition génétique et les facteurs environnementaux jouent un rôle dans son développement. Les corps de Lewy, les protéines agglomérées dans les neurones, ainsi que d’autres facteurs tels que les radicaux libres, l’inflammation et les toxines, pourraient contribuer à la mort des cellules cérébrales. Les facteurs de risque incluent la génétique, l’âge, le genre, l’exposition aux pesticides, aux fongicides et herbicides, les blessures à la tête, ainsi que la consommation modérée de café et de tabac.

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